Roxy et Coquine.
Dimanche 14 avril 2002.
Ce matin, de bonne heure, je suis allé à la pèche à Virignin. Vers sept heures je descends de ma voiture au bout de la lône quand une chienne noire et blanche, sale et mouillée, genre Border Collie s’approche de moi et prend le bas de mon pantalon pour me tirer. D’abord quelque peu effrayé je me rend vite compte qu’elle n’est pas le moins du monde d’humeur belliqueuse et qu’elle veut simplement que je la suive. Elle n’a pas besoin de la parole pour s’exprimer. Elle me mène au bord de l’eau où je trouve, sale et frigorifié, un jeune chien tout trempé. La pauvre bête est blottie entre deux touffes d’herbes et ses gémissements sont à peine audibles. Aussitôt je la prend et l’emmène à la voiture. Je pose le chiot dans mon véhicule et me prépare à chercher son maître dans le village mais la chienne me tire de nouveau vers le Rhône. Je la suis en laissant le petit à l’abris dans l’Express.
Arrivée au bord de l’eau elle saute dans le ruisseau qui relie la lône au Rhône et le traverse. Je ne peux pas la suivre… Elle disparaît quelques instants derrière le talus et
revient me chercher en insistant pour que je la suive. Je décide donc de retourner à la voiture pour mettre mes bottes et, ainsi équipé, de faire le tour de la lône par le sentier des pêcheurs.
C’est assez long et la chienne vient souvent voir d’où j’en suis et repart aussitôt vers ce qu’elle veut me montrer. Enfin, après avoir franchi de la boue et bien des broussailles, je me
retrouve à la pointe de cette digue qui sépare le Rhône de ce bras mort. La chienne me rejoint et me guide en contrebas du talus coté fleuve. J’y trouve une autre boule de poils enlisée dans la
vase. Seules la tête et les pattes avants sortent de la boue. Le chiot a le dessus du crane tout mâchouillé comme si la chienne avait en vain essayé de le soulever. J’essaie moi aussi de tirer
cette petite chose mais la vase fait ventouse et le chiot pousse un gémissement de douleur. Il me faut donc creuser un peu pour passer les mains sous le petit corps. La chienne me surveille et
tourne autour de moi comme pour m’aider et m’encourager. Je sors le pauvre chiot de sa prison de vase nauséabonde et je le rince un peu dans le Rhône avant de le mettre au chaud dans ma veste.
Je repars vers ma voiture accompagné de cette chienne qui semble s’inquiéter de l’état du petit qui gémit doucement dans ma veste. Enfin je pose cette deuxième boule de poils dans le fourgon.
La chienne inspecte les lieux sans pour autant vouloir monter dans le véhicule. Quand je l’invite à monter à bord elle s’assoie et me tend la patte. Je prends cette patte dans ma main et lui
gratte la tête. C’est seulement à ce moment que je m’aperçois qu’elle n’a qu’un œil. Un petit gémissement, un dernier regard sur les chiots qui sont dans la voiture et elle s’éloigne. Je la
regarde partir avec un petit quelque chose de douloureux dans le cœur. Cette fois elle ne m’invite pas à la suivre comme si sa mission était terminée et que commençait celle qu’elle m’a
confié…
Les deux chiots dans la voiture et une grosse boule dans la gorge je retourne vers le village de Virignin où je passe à la boulangerie, seul magasin du village qui soit ouvert le dimanche matin. J’explique un peu la situation et laisse mon numéro de téléphone au cas où quelqu'un se ferait connaître comme ayant perdu deux chiots. Ensuite direction la maison car les deux bestioles ne sont pas brillantes et je suppose qu’elles ont besoin de soins. Bien sûr notre arrivée à l’appartement provoque un branle bas de combat. Ma compagne se met aussitôt à faire des câlins aux chiots ébouriffés qui rapidement se réchauffent. Il faut très vite monter en ville pour trouver quelques victuailles. Heureusement le Petit Casino est ouvert le dimanche et cela permet de faire face aux impromptus du week end. J’emprunte chez une amie deux tout petits colliers et une paire de laisses ce qui nous permet de tenir les chiots pour les sortir.
Nous décidons, ma compagne et moi, de contacter, dès le lendemain, le vétérinaire et la SPA… Les heures suivantes allaient mettre à mal nos projets ! Toujours est-il que, comme presque tous les dimanches, nous allons passer l’après-midi chez ma mère qui a un grand jardin. Notre arrivée fait sensation et maman pose des tas de questions alors que mon fils et sa compagne, qui sont là, se partagent la tâche de câliner nos deux nouveaux arrivants. Après avoir raconté mes exploits du matin ma mère annonce à la surprise générale :
-Si personne ne les réclame j’en garde un !!
Mon fils et
moi nous nous regardons. Il n’y a pas si longtemps que maman disait qu’à son age (80 cette année) il était hors de question qu’elle prenne un animal… Il faut dire que ces deux petites choses,
avec leurs robes encore toutes sales et leurs mines bien tristes, sortent le grand jeu de la séduction. Cela change tout ! Nous discutons un peu ma compagne et moi et nous décidons de
garder le deuxième chiot si personne ne les réclame.
Le lundi nous descendons voir le vétérinaire pour lui demander conseil. Aucun chiot ne lui a été signalé manquant… Il faudra attendre quelques temps au cas où… Il ausculte nos bestioles et les trouve en relativement bonne santé. Il les classe dans les moyens à grands chiens. Il les estime comme ayant quelques semaines à peine et nous annonce que ce sont deux femelles. Nous prenons rendez-vous pour les faire vacciner dans deux semaine histoire de laisser passer le stress de ce week end.
La plus petite des deux restera chez ma mère. Sa robe de lionceau lui va comme un gant et sa tête un peu de travers lui donne un air attentionné. Son caractère joueur lui vaudra le nom de Coquine. Sa sœur qui prendra ses quartiers chez nous. Son pelage marron, ainsi que la truffe, lui va à ravir et lui donne l’air d’un ourson. Elle a un très joli plastron blanc. Nous l’appellerons Roxy.
Si nous comparons l'humanité entière à un village de
100 habitants et si nous tenons compte de tous les
peuples existants, ce village serait composé de:
57 Asiatiques
21 Européens
14 Américains (Nord et sud)
8 Africains
52 seraient des femmes
48 seraient des hommes
70 ne seraient pas des blancs
30 seraient des Blancs
70 non-chrétiens
30 Chrétiens
89 hétérosexuels
11 homosexuels
6 Personnes possèderaient 59% de la richesse mondiale totale
6 Personnes viendraient des USA
80 n'auraient pas de logement
70 seraient analphabètes
50 seraient dépendants de quelqu'un
1 mourrait
2 seraient mis au monde
1 auraient un PC
1 serait diplômé
Si on voit le monde de cette manière, il devient clair que, la compréhension,
l'acceptation et les études sont nécessaires.
Si tu t'es réveillé ce matin et que tu n'es pas malade, - tu es plus heureux
que 1 million de personnes, qui vont mourir dans les
prochains jours.
Si tu n'as jamais vécu de guerre, la solitude, la souffrance des blessés ou
la faim - alors tu es plus heureux que 500 millions
de personnes au monde.
Si tu peux aller à l'église, sans la crainte qu'on te menace, qu'on t'arrête
ou qu'on te tue - tu es plus heureux que 3 Milliards de
personnes au monde.
Si il se trouve à manger dans ton frigo, que tu es habillé, que tu as un toit
et un lit - tu es plus riche que 75% des habitants de ce
monde.
Si tu as un compte à la banque, un peu d'argent dans ton portefeuille ou un
peu de Monnaie dans une petite boîte - tu fais parti
des 8% personnes les plus riches au monde.
Si tu lis, cette information tu es doublement béni - car:
1. Quelqu'un a pensé à toi
2. Tu ne fais pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire
Et... Tu as un PC!
Quelqu'un a dit un jour:
travaille - comme si tu n'avais pas besoin d'argent,
aime - comme si personne ne t'avais jamais blessé,
danse - comme si personne ne te regardait,
chante - comme si personne n'écoutait,
vit - comme si le Paradis était sur Terre